Le photojournalisme, une nouvelle société de reporter

Déclaration universelle des droits de l’homme – Article 19
Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit.

« Les photojournalistes des années 1960 sont les héros qui parcourent les champs de bataille, du Viêt Nam au Biafra, du Pakistan à l’Irlande du Nord» et révèlent aux populations occidentales les tragédies qui s’y déroulent.

Aujourd’hui se pose la question de l’avenir de ce métier avec la mondialisation des moyens de communication. Ce dernier n’est plus en phase avec les enjeux actuels de la communication de masse et peine à préserver sa vocation historique qui consiste à informer par l’image. Le photojournalisme a malheureusement voulu s’adapter à une société de consommation en faisant dans le sensationnalisme. Les nouvelles technologies et l’apparition du numérique redéfinissent le cahier des charges de la profession. De profonds changements se sont opérés dans les domaines de la production, de la diffusion et de la consommation de la photographie d’information. Le photojournalisme est à la croisée des chemins et doit se réinventer.

L’engouement des Français (si l’on se concentre localement) pour la photo se fait ressentir au plus haut point lorsqu’on observe tout simplement l’affluence au salon de la photo 2010 et la multitude d’expositions et projections présentées durant le mois de la photo à Paris. On vit donc un paradoxe puisque la profession du photojournalisme traverse les heures les plus noires de son existence.

Si produire avec son téléphone mobile performant des documents essentiels, à quoi peuvent bien servir les professionnels ?

L’âge d’or du photojournalisme s’achève et de ce constat funeste d’abord prophétisé, maintenant avéré, des professionnels consciencieux se regroupent dans des organisations et groupes de travail (maintenant ouvert à tous pour l’intérêt commun). Ils entendent ainsi soutenir l’importance de la photographie en menant des réflexions autour des thématiques qu’elle aborde dans la société.

La concurrence est rude. On peut recenser et cataloguer deux types de photographes amateurs. Ceux qui veulent s’offrir de beaux portraits de famille ou jolis souvenir de vacance et ceux qui vont rechercher un sens artistique ou sociologique à chaque déclenchement. L’un n’empêchant pas l’autre, mais quoi qu’il en soit, les Français se « Nipponisent » progressivement. Un boitier pour un individu pour que tout soit mis en boite et très rapidement mis à disposition sur le web. Photographier et diffuser deviennent des gestes quotidiens.

A suivre prochainement.

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